La semence et la moisson

Rédigé par Dillard le 19 septembre 2017 | Classé dans Evangélisation
Mots clés : la semence, la moisson, évangélisation

La semence et la moisson

 

        Dans l'évangile de Jean au chapitre 4, Jésus parle à la femme samaritaine. Cette femme convaincue que Jésus est le Christ, court dans sa ville et ramène une bonne partie de la population à Jésus. C'est dans ce passage que Jésus nous dit que les champs sont blancs et mûrs pour la moisson. Quelle moisson ! Toute une ville de samaritains convertis à Jésus ! C'est aussi dans ce passage que Jésus apprend à ses disciples qu'il les a envoyés moissonner des champs où d'autres avaient déjà semé.

Ce n'est pas un hasard si , au milieu de ce désert, près du puits de Jacob, il y a une telle moisson d'âmes. Jésus nous apprend que ce beau résultat est le fruit d'un long travail commençé il y a peut être longtemps.

Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson ? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. Car en ceci ce qu'on dit est vrai : Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne. Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n'avez pas travaillé ; d'autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail. Jean 4:35-38

 

Quand j'ai accepté le Seigneur au début des années 1980, la personne qui m'a amené à l'église aurait pu se glorifier en disant j'ai gagné une âme. Mais en réalité les choses sont bien plus compliquées que cela. Quand j'ai cru au Seigneur, j'étais mûr pour la moisson, mais le travail avait commencé bien avant. D'autres avaient semé dans la foi, sans voir de résultats.

 

J'ai été élevé dans une famille catholique traditionnelle, et tous les dimanches, j'allais à la messe, et pouvait entendre l'évangile par bribes. (1ère semence). En tant que bébé j'ai reçu le baptême d'enfant, la soeur de mon père était ma marraine et elle a pris son rôle à coeur.

Tous les samedis avec son mari ils priaient pour moi.(2ème semence) A mon 10ème anniversaire, ma marraine m'a offert l'évangile en bande dessinée que j'ai bien apprécié.(3ème semence) Elle m'a aussi offert une petite imprimerie enfantine avec laquelle j'ai composé mes premiers tracts. (4ème semence prophétique) 

 

Tout au long du début de ma vie, des petites semences se sont multipliées ainsi, je pourrai vous en citer beaucoup d'autres (comme mon camarade de régiment avec la croix et le poignard), semences et arrosages qui ont été nécessaires pour arriver à la moisson, c'est-à-dire le jour où j'ai rencontré Jésus. Qui doit être glorifié dans ce cas-là ?

J'ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître, en sorte que ce n'est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître.1 Co 3:6-7

 

Donc, que tu sois celui qui sème ou celui qui moissonne, toute la gloire revient à Dieu. Je dirai même que c'est certainement plus méritoire de semer que de moissonner, car quand on sème, on ne voit pas les résultats. Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d'allégresse. Psaumes 126:5

Mais c'est là que notre foi est grande, car Jésus a dit : Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! Jean 20:29 

 

Même à l'apôtre Paul, qui a eu une conversation rapide et spectaculaire, Jésus dira : Il te serait dur de regimber contre les aiguillons. Actes 9,5. C'est la preuve qu'avant d'être terrassé sur le chemin de Damas, Paul avait reçu beaucoup d'autres coups d'aiguillons (le contact avec les disciples, la lapidation d'Etienne etc.) Ce qui est vrai dans ma vie, dans la vie de Paul, est vrai aussi dans votre vie et dans toute autre vie de chrétien. Il faut réaliser qu'avant de nous convertir à Jésus, beaucoup d'autres ont semé dans nos vies.

 

Beaucoup de chrétiens ne vont pas apporter autour d'eux la bonne nouvelle du salut car ils l'ont peut-être fait et n'ont pas vu les résultats. Donc il se sont découragés et ne sortent plus, car ils pensent que cela ne marche pas. Ils veulent travailler à court terme alors que Dieu travaillent à long terme. Dieu nous a pourtant dit : Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment  2Corinthiens 9:6

 

Jésus nous dit qu'il y a 2 sortes d'ouvriers pour l'évangélisation : Celui qui sème et celui qui moissonne. La plupart des chrétiens ne veulent pas travailler s'ils ne voient pas de résultats immédiats.

Les véritables résultats de notre travail seront visibles dans l'éternité, quand nous en rendrons compte devant Christ. Soyez sûr que si vous avez beaucoup semé l'évangile, vous allez récolter beaucoup (mais vous ne verrez peut-être  les fruits que là-haut.)

 

Dans l'évangile de Marc, Jésus nous a donné la garantie que la semence tombée en terre, Dieu va s'en occuper.

Il dit encore : Il en est du royaume de Dieu comme quand un homme jette de la semence en terre ; qu'il dorme ou qu'il veille, nuit et jour, la semence germe et croît sans qu'il sache comment.  La terre produit d'elle-même, d'abord l'herbe, puis l'épi, puis le grain tout formé dans l'épi ;  et, dès que le fruit est mûr, on y met la faucille, car la moisson est là. Marc 4:26-29 

 

La Parole de Dieu nous donne une autre assurance : Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté Et accompli mes desseins. Esaïe 55:11

 

Par la foi dans la Parole de Dieu, nous pouvons donc avoir l'assurance que tous nos efforts pour annoncer l'évangile, par oral ou par écrit, porteront leur fruit un jour. Dans le domaine naturel, le cultivateur fait preuve de cette foi quand il va semer ses graines. S'il retourne dans son champ quelques jours après, il ne verra rien, mais il sait qu'au moment opportun, la semence va germer, puis arriver à maturité.

 

Le prophète américain Rick Joyner a écrit dans son livre "La Moisson" La nature de la vérité spirituelle se trouve dans Ecclésiaste 3,1: Il y a un temps pour chaque chose Il y a un temps pour planter, et un temps pour moissonner. Mais il n'y aura pas de moisson si nous avons laissé passer le temps où nous devions planter. L'Eglise a depuis longtemps une mentalité de moissonneur, de sorte qu'elle a laissé bon nombre des saisons où elle aurait dû planter. Par conséquent, nos moissons ne nous ont guère permis de récolter davantage que ce qui avait poussé à l'état sauvage.

Beaucoup n'ont pas voulu travailler à moins de pouvoir comptabiliser ce qu'ils accomplissaient, et ce pour les consigner dans des rapports, des lettres, des nouvelles ou des livres. Nous aimons voir des résultats immédiats, faute de quoi nous avons souvent l'impression d'être des incapables. En effet, bien des missionnaires perdraient leur soutien s'ils ne produisaient pas des résultats rapides. Seule l'éternité dira combien une telle attitude aura coûté en efficacité à l'église. Le Seigneur ne va pas tarder à changer cette mentalité chez ses ouvriers. A l'instar de l'agriculteur qui ne se contente pas de planter ses graines et d'attendre ensuite les bras croisés qu'elles produisent du fruit, ces ouvriers auront la sagesse de planter en sachant que les fruits de leur travail risquent de ne pas être visibles avant longtemps, et qu'ils ne les verront peut être pas eux mêmes mais une nouvelle stratégie et un zèle pour répandre la semence sont sur le point de déferler sur l'Eglise.. Rick Joyner, La Moisson, ch2

 

Il y a quelques années, je faisait des émissions de radio sur une radio commerciale, très tôt le matin. Je me levais à 5h du matin, 2 fois par semaine pour aller faire mon émission matinale. Pendant de longs mois, je ne recevais aucun encouragement. Un matin, j'étais très découragé et je n'avais aucune envie de me lever. J'ai éteint mon réveil et je me suis rendormi. Pendant ce temps-là j'ai fait un rêve : je suis entré dans toutes les maisons des auditeurs. J'ai vu ces gens ouvrir leur radio pour écouter mon émission. Ils tournent le bouton, et au lieu d'entendre l'émission, ils entendent le bourdonnement de l'émetteur ! mais pas d'émission. Sur tous les visages, je lis la tristesse et la déception. Je me réveille en sursaut, je regarde l'heure, il était encore temps, et je cours faire mon émission.

 

Le Seigneur nous ordonne d’aller prêcher la bonne nouvelle. Il nous assure qu’il y aura un impact, que nous le voyons ou pas. Notre travail c’est d’y aller et de lui faire confiance que ce travail n’est pas vain. Même si nous n’avons pas de récompense ici-bas, nous en aurons une là-haut, beaucoup plus grande et éternelle. Nous verrons derrière nous une longue file de gens arriver au ciel, mais qui ne seraient pas là si nous n’étions pas sortis évangéliser.

 

Nous avons donc compris qu’avant de pouvoir moissonner, il faut semer. Un semeur, c’est quelqu’un qui répand une semence. La nature de la récolte se fera en fonction de la nature de la semence. Si vous semez du blé, vous récolterez du blé, si vous semez des radis, vous récolterez des radis. La qualité de la récolte se fera aussi en fonction de la qualité de la semence. Une mauvaise semence ne pourra pas produire une bonne récolte.

 

Si vous êtes biologiste, en examinant la semence, vous constaterez qu’elle contient en elle tout son programme de développement. Ainsi le grain de blé est programmé pour produire un épi de blé.

 

En ce qui nous concerne, notre semence, c’est la Parole de Dieu, c'est-à-dire pour un évangéliste, c’est le message de la bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ. Dans cette semence que l’on répand doit être inscrit tout le programme de développement, c'est-à-dire qu’en vous écoutant ou en lisant votre tract, la personne doit pouvoir recevoir le salut. Votre parole, ou votre tract, doit être conçu de manière à ce que la personne comprenne qu’elle est perdue, et que vous lui donnez la solution pour être sauvée.

 

Un message qui est seulement « viens à l’église » ou « viens à la réunion » n’est pas une semence de salut. Car si la personne ne vient pas, il ne se passera rien pour elle. Par contre si vous lui apportez correctement le message du salut, par oral ou par écrit, le Saint Esprit pourra travailler la personne et produire les effets qui l’amèneront tôt ou tard au salut. Semons, oui mais en apportant correctement le message du salut.

Marc Dillard

 

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Qu'ils sont beaux sur les montagnes,

Les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles,

Qui publie la paix !

(Esaie 52,7)

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