Evangélisation Ambert 11fev2021

Rédigé par Dillard le 11 février 2021 | Classé dans Evangélisation, newsletter
Mots clés : aucun

        Il est 9h30, nous sommes à Ambert, une sous-préfecture du Puy de Dôme (63) de 7000 habitants, à 530m d'altitude. Ce matin il fait froid (-1 degré) et il y a un peu de neige. En plein hiver, tout seul, dans ce contexte de pandémie, évangéliser dans les rues relève du défi. Mais on ne va pas se plaindre, certains chrétiens dans le monde le font dans des circonstances beaucoup plus difficiles. Je dis tout ça, parce que plusieurs personnes s'étonnent de nous voir continuer à évangéliser dans ces circonstances. Mais si vous vous promenez un peu dans les villes, sur les marchés, vous pourrez voir que malgré la pandémie, beaucoup de gens sortent et beaucoup se regroupent pour parler ensemble, avec ou sans masque. Alors si les gens du monde se rencontrent pour parler, nous les chrétiens, nous pouvons bien sortir à leur rencontre pour les évangéliser. Ne nous laissons pas baillonner par la peur et par le diable qui veulent nous retenir enfermés chez nous. La peur doit changer de camp !
Je n'écris pas le récit de cette évangélisation pour me mettre en avant, je le fait parce que le Seigneur m'a dit de le faire pour encourager tous les frères et soeurs à le faire aussi. Yes we can !
 
                 Pour l'instant, peu de monde dans les rues. Je croise un jeune homme, la trentaine, il n'a pas de masque (moi j'en porte un pour me faire tout à tous). Il répond à mes deux questions (Etes-vous croyant ? Si vous mouriez aujourd'hui êtes-vous sûr d'aller au paradis ?) Ce gars est non croyant et la deuxième question me permet de lui annoncer directement et très rapidement l'évangile. A l'instant où j'évoque la mort, il sort son masque et le met tant bien que mal. Il m'écoute, il n'est pas prêt pour prier, mais il accepte mon tract "Et après" ainsi que mon petit livret "ils sont revenus pour nous le dire". Je continue ma route.
       Je croise deux agents immobiliers qui fument une cigarette devant leur agence. Je leur pose mes 2 questions, l'un est croyant, l'autre non. Je leur annonce l'évangile, ils m'écoutent, mais le client qu'ils attendaient arrive et ils arrêtent la conversation pour s'occuper de lui. Qu'importe ! j'ai reconnu le plus vieux, celui qui se disait croyant et je lui avait déjà donné un livret de témoignage un mois avant.
 
        J'arrive devant la cathédrale et je me dirige vers un monsieur africain qui sort de l'église. Je l'aborde pour lui demander s'il est croyant. Un peu surpris, il me répond qu'il est le prêtre de la paroisse. Il me dit qu'il est sûr d'aller au paradis. Je lui annonce quand même l'évangile et c'est là qu'il commence à contester, quand je lui parle du corps qui retombe en poussière et de l'esprit qui va vers Dieu (Ecclésiaste 7 v12.9) avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné. Il me dit, il ne faut pas prendre la Bible à la lettre et commence à me raconter une histoire d'épicerie à laquelle je n'ai rien compris. Je vois qu'il veut partir, il est mal à l'aise et n'accepte rien de ma part. En partant je lui dis : il ne faut pas suivre une tradition qui contredit la Bible et qui vous amènera en enfer. Je continue ma route.
 
                                        Les gens font la queue pour avoir un café. Je parle à un homme d'origine étrangère. Il m'écoute, il écoute l'évangile et semble très attentif quand je lui explique comment être sauvé (voir le tract). Je lui explique que Dieu lui demande 2 choses : se repentir de ses péchés, et croire en Jésus le Fils de Dieu et le suivre. Il me dit : non, moi je suis musulman. Je lui explique que Dieu ne lui demande pas de se convertir à une religion, mais à Jésus. Il n'accepte pas mon tract et s'en va. Je lui dis que je prierai pour lui, il me dit : je prie pour moi cela suffit. Je lui réponds qu'on a tous besoin des prières des autres, il ne faut pas être orgueilleux. Il reste perplexe à m'observer, je vais parler à d'autres.
 
        Un homme qui faisait la queue et qui avait tout entendu, me dit qu'il n'était pas croyant, mais accepte volontiers mon tract.
Je croise ensuite un monsieur de 70 ans environ, chapeauté, masqué, marquant ses distances. Croyant sans plus, un peu craintif, il écoute l'évangile jusqu'au bout, il  accepte mon tract et s'en va !
 
        Un peu plus loin, une dame attend à un croisement de rues. Je lui parle et son mari vient la rejoindre. Elle est non croyante, son mari l'a été, mais ne l'est plus, déçu des mensonges de la religion. Il me dit qu'il avait cru que Dieu était amour ! Il l'est lui dis-je, il l'a prouvé en montant sur la croix pour recevoir le châtiment que vous méritez à cause de vos péchés. Les 2 deviennent plus ouverts, ils acceptent mon tract et le livret de témoignage et me remercient.
 
      En face, il y avait un monsieur qui attendait devant une boutique un peu bizarre. Je l'aborde et lui annonce l'évangile. Pendant que je lui parle, je regarde ses yeux et je vois qu'il se retient de pleurer. Je lui demande s'il veut croire en Jésus. Il me dit, ému, je ne peux pas vous dire oui ou non. Il faut vous décider, lui dis-je, c'est oui ou c'est non, tout le reste vient du malin. Il me répond, alors c'est oui ! Je lui donne un tract, la porte de la boutique s'ouvre et il entre.
 
      Je m'assois sur un banc, pour écrire le récit de mon reportage, un homme passe dans la rue et me salue. Du coup, on engage la conversation, et il me raconte sa vie. Il me raconte son accident, son coma, et comment il s'en est sorti grâce à un aumônier qui l'a  aidé bien mieux que le psychologue, depuis il a la foi en Jésus. Je lui donne un tract et un petit livret et je l'invite à rejoindre notre culte du dimanche.
 
       J'aborde ensuite un autre homme un peu âgé. Il écoute l'évangile, il me dit qu'il croit, que Jésus est dans son coeur. Je lui témoigne de ma conversion à Jésus et lui explique qu'à 28 ans je me suis fait baptiser par immersion pour m'engager avec Jésus. Il me dit c'est très bien, mais ne veut rien accepter de ma littérature. Puis il me pose une question, il me dit qu'il est janséniste (Port-Royal) et que pour lui il y a des gens qui ne peuvent pas être sauvés. Je lui dit que la volonté de Dieu, c'est que tous soient sauvés (1 Timothée 2,4) mais que cela dépend aussi de nous. Là, il se révolte. Nous sommes devant la maison de ses grands-parents. Il me dit, c'étaient des gens exemplaires, ils ont caché des juifs pendant la guerre et ils ont été dénoncés. Ceux qui les ont dénoncé sont impardonnables, ils méritent de croupir en enfer ! Je lui réponds que s'il ne pardonne pas aux hommes leurs fautes, Dieu ne lui pardonnera pas non plus.
 
        Il me dit, tous les nazis méritent de croupir en enfer, je lui réponds qu'au procès de Nuremberg (1945) certains dignitaires nazis ont été condamné à mort. Avant d'être pendus, certains ont reçu la visite d'un aumônier, ils se sont repentis et ont cru en Jésus. Il me dit : c'est trop facile, ce n'est pas juste ! Je lui dit : dans l'évangile, il y a ces 2 récits : le premier, c'est celui du jeune homme riche qui demande à Jésus ce qu'il faut faire pour hériter la vie éternelle. Jésus répond : tu connais les commandements ? Oui, dit l'homme, je les ai pratiqués dès ma jeunesse. Jésus lui dit : il te manque encore une chose, vends tout ce que tu as et suis-moi. Ce jeune homme est reparti tout triste. C'était si choquant, que même les disciples de Jésus se sont mis à douter de leur salut et demandent : mais qui peut être sauvé ? Jésus leur dit : aux hommes c'est impossible, mais à Dieu tout est possible. Il y a un autre récit dans l'évangile. A la fin de sa vie terrestre, Jésus est crucifié entre 2 brigands. Un des brigands se moque de Jésus, mais l'autre lui dit : pourquoi ne crains-tu pas Dieu ? Pour nous, c'est justice, nous recevons ce qu'ont mérité nos crimes, mais celui-ci n'a rien fait. Il se tourne alors vers Jésus et lui di t: souviens-toi de moi quand tu reviendras dans ton règne ! Jésus répond : En vérité je te le dis, aujourd'hui même tu seras avec moi dans le paradis. 
 
       Voilà un paradoxe : d'un côté, quelqu'un qui fait tout ce qu'il peut pour mériter le paradis et Jésus lui dit que ce n'est pas assez. Et d'un autre côté, quelqu'un qui avait peut-être fait du mal toute sa vie, à qui Jésus dit : c'est bon pour toi. Alors pourquoi ? En réalité, le bandit a fait 2 choses suffisantes, que le jeune homme riche n'a pas faites : 1) il s'est repenti  2) il a cru que cet homme qui mourait sur la croix était le Messie, et qu'il allait revenir pour régner. Tout homme qui fait ces 2 choses a la certitude de son salut. Sur ces bonnes paroles, je laisse repartir l'homme.
 
        Un homme est devant sa porte, un original, l'air artiste. Il est souriant, un tantinet ingénu. Je lui annonce l'évangile, mais au bout d'un moment, il a l'air préoccupé par les gens qui passent. Agacé par son attitude, je lui dis, ça n'a pas l'air de vous intéresser ce que je vous dit. Il me dit, excusez-moi, si si, ça m'intéresse beaucoup. Il me pose des questions. Il est croyant mais me dit que personne ne peut être sûr de son salut. Si, moi ! Dis-je. Alors comment ? Jésus a dit : Celui qui croit en moi a la vie éternelle (Jean 6,47). Il n'a pas dit qu'il aura la vie éternelle (plus tard s'il est sage), non, il a dit qu'à partir du moment où il croit à Jésus, il a (c'est au présent) la vie éternelle. Son visage s'éclaire, il est tout content, il me serre la main pour me remercier et accepte toute ma littérature.
 
         Il est 11h30, je dois rejoindre Sylvie qui distribuait des tracts dans les boîtes aux lettres tout en abordant des gens. Devant la fameuse mairie ronde d'Ambert, j'aborde un dernier homme très affable. C'est un algérien, musulman. Je lui parle de Jésus en me servant de certains versets du Coran. Je lui parle de la Bible, de l'absolue necessité de la crucifixion de Jésus pour être sauvé, quoi qu'en dise le Coran. Je lui raconte des témoignages de musulmans qui ont rencontré Jésus. Il m'écoute très attentivement, il accepte toute ma littérature et me quitte avec un beau sourire. Super ! Elle est pas belle la vie ? 
Soyez bénis.
Marc
 

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Qu'ils sont beaux sur les montagnes,

Les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles,

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